Cholet. « On forma cercle autour de la fournille »

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Passionné d'histoire et donc par les articles que Le Courrier de L'Ouest publie chaque dimanche sous la plume de Mickael Leclerc et celle de Jean Maillard, Jean-Paul Dumont de la SLA (section BRAC) apporte de précieuses précisions au sujet du tableau de Julien Leblanc. Cette œuvre se trouve au musée de Cholet et illustrait l'article intitulé « Le jour où Cholet a vu flamber son histoire » paru dans notre édition du dimanche 17 septembre. Jean-Paul Dumont pense qu'une lettre envoyée de Cholet par Tastault à Lecoq à Paris le 13 décembre 1789 apporte un éclairage particulier à ce tableau. « Nous chantâmes dimanche dernier à vêpres un te deum en musique. On sortit de l'église. Toute la municipalité se rendit majestueusement armée de cierges allumés (autant que le vent le permit), sur la place du château où était préparé un magnifique feu de joie. À l'arrivée des sénateurs, un formidable détachement de notre brave milice sortit du corps de garde. On forma cercle autour de la fournille. Notre colonel s'avança avec intrépidité et mit le feu dans le bois. Tout s'embrasa. Mille voix se firent entendre : "Vive la Nation - vive les Angevins - Soit à jamais abolie la gabelle !" »

Pierre-Christophe-Urbain Lecoq né à Cholet en 1748 était le propriétaire de la blanchisserie de la Coquerie (emplacement actuel du lycée Sainte-Marie). Maire élu de Cholet en 1789 il fut député extraordinaire du commerce choletais auprès de l'Assemblée Constituante dont il fut évincé en 1791. Il se réfugia à Nantes en 1793.

Sources : Archives SLA - BRAC. Illustration : Musée des beaux arts de Cholet